Lundi 18 janvier 2010
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« J’y vais, j’y vais pas », « je ne sais pas, on verra »... plus flou, tu meurs !
L’épreuve est ouverte, chacun fourbi ses armes sans vouloir les dévoiler, ou sans les avoir…
Du grand n’importe quoi qui donne le tourni aux initiés et laisse à tellement de longueurs le grand public.
Au grand jeu de qui perd gagne, j’appelle :
Ready Cash. Est-il à fond ou cachait-il son jeu ? Annoncé comme un champion mais largement dominé par Rolling d’Héripré dans le Prix de Croix Groupe II.
Rolling d’Héripré. Pas sûr de courir car son entraîneur souhaiterait que Jean-Michel Bazire le drive. Mais celui-ci a plusieurs autres choix possibles… Enfin officiellement ! Officieusement ?
Rombaldi facile vainqueur du Prix Léon Tacquet Groupe II. Incertain aussi.
Et oui, il paraît que tous les entraîneurs vont voir comment leur cheval récupère…
Escroquerie !
Evidemment qu’ils vont courir…
Comme si chacun d’entre eux avait toutes les semaines une chance dans le Prix d’Amérique, aussi petite soit-elle.
Et les préparatoires… Ah les préparatoires, galvaudées…
Comme dans le Prix de Belgique. Personne n’a voulu mettre du train. Logique pour les chevaux s’élançant au 2ème échelon : pourquoi se couper la gorge alors qu’ils retrouveront ces adversaires
avec un enjeu d’un tout autre niveau. Mais les autres ?
Résultat, une farce, puisque seul Paris Haufor, par nécessité, a joué le jeu. La situation est ubuesque puisque le tenant du titre n’est même pas dans les sept premiers.
C’est sûr, il na pas forcé…
Mais d’un point de vu sportif, comment expliquer à un non turfiste professionnel que Meaulnes du Corta sera quand même favori du prochain Prix d’Amérique ?!
Et avec au passage un entraîneur, Pierre Levesque, qui devra en plus faire un choix car en qualifiant Qwerty, au Prix Tenor de Baune, il s’est mis au pied du mur. Si Qwerty court, il est obligé
de le driver car il est aussi son éleveur.
Difficile pourtant de confier son champion, Meaulnes du Corta, à quelqu'un d’autre que lui.
Dans cette cacophonie on ne sait pas qui va courir et encore moins qui va driver qui. ..
Certains vont même jusqu’à annoncer une tactique dans les journaux pour la préparatoire, comme Quarla, avant de peut-être faire tout l’inverse, le jour de la course.
Le public a quand même de quoi s’énerver.
Sans compter que les institutions ont décidé de faire de ces préparatoires des Quintés dont les arrivées ne veulent rien dire…
Ce sport n’est déjà pas très lisible pour le mortel qui mourra sans être devenu complètement turfiste.
Il est quand même temps de se poser quelques bonnes questions en pensant notamment aux parieurs qui auront demain le choix avec d’autres sports…
Donnons leur une chance d’y comprendre enfin quelque chose.
A la réflexion, il n’est pas évident que les courses françaises soient si prêtes que
cela à l’ouverture du marché !