L’éternelle suspicion à l’égard des jeux d’argent et de hasard
Les récentes discussions à l’Assemblée Nationale relatives à l'ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne ont de nouveau placé le jeu au cœur du débat public.
Au nom de la morale ou de l’éthique des condamnations sans appel des jeux d’argent et de hasard ont parfois été prononcées.
Sans souci de distinction entre les jeux de cercle, les paris sportifs et les paris hippiques prochainement autorisés en ligne, certains parlementaires ont fustigé la promotion des jeux d’argent et de hasard en général.
Les arguments sont connus et récurrents : les jeux d’argent et de hasard constitueraient la part maudite du jeu, sa face sombre, synonyme de jeu pathologique et aliénant, d’exploitation mercantile des passions voire des vices. Plus ou moins implicitement le jeu est à nouveau stigmatisé comme corrupteur des bonnes mœurs, de l’intégrité morale de l’individu et de la société, de leur santé économique et psychique.
Avec pour corolaire le rôle donné à la puissance publique, pour ne pas dire aux institutions morales voire religieuses, de protéger l’individu contre lui-même à travers le contrôle et la prohibition.
Défense et illustration du jeu en général et des jeux d’argent et de hasard en particulier
Pourtant on sent bien que ces condamnations sans nuance versent elles-mêmes dans l’excès et les passions qu’elles dénoncent.
Elles manquent la manière dont le jeu nous constitue en tant qu’homme, elles manquent le rôle social de l’activité ludique mais aussi sa possible fécondité économique et sportive.
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